Tso Moriri

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Outre la vallée de la Markha, on avait bien envie de découvrir les lacs de Tso Moriri (Tso signfie lac) et Pangong. On apprendra que les touristes doivent repasser par Leh pour refaire un permis (nécessaire pour la visite de certaines zones protégées) avant de se rendre à l’un ou l’autre des lacs. On a donc opté pour une virée vers le Tso Moriri, puis une autre vers la Nubra valley et Pangong.

Le Tsomoriri se mérite, car même si le trajet se fait en voiture, la route n’est pas de tout repos. Sur les 8 heures de trajet, 2 heures passent assez vite sur une route bitumée, tandis que le reste est plutôt chaotique, sur de la piste rocailleuse de montagne. Au rythme des secousses, on a aussi les petites surprises du chemin, que ce soit des ponts de fer un peu branlants ou des éboulis qui obstruent toute la route. Mais la dimension temporelle importe peu comme on a pu l’expérimenter au cours de notre voyage, et en attendant que la route soit déblayée et aplatie, on en profite pour se rincer l’œil des paysages.

En avant goût de l’arrivée, on a croisé sur notre chemin un autre lac de moindre taille, mais déjà magnifique et bordé de collines verdoyantes. Cette région de Rupshu, où les nomades Changpas vivent, nous a fait découvrir des scènes uniques, comme les femmes qui filent la laine avec les mains, assises l’une en face de l’autre. Des chevaux, des yaks, des chèvres pashminas paissent. C’est pur, c’est simple et c’est beau. Le bétail d’élevage est précieux car il contribue à l’auto suffisance de la population. Le yak par exemple fournit la viande, le lait pour le beurre (battu à la main), les poils pour le tissage de cordes et la laine. Les poils de barbiche des chèvres pashminas servent à filer les précieux châles.

Plus on approche du lac et plus le décor change, on passe même par une sorte de steppe sablonneuse piquée de petits buissons. Notre chauffeur nous arrête dans le petit village à côté du lac, et on pose nos sacs chez une petite dame un peu âgée, qui nous propose deux lits, avec les toilettes dans la pièce à côté. La classe. On monte au point de vue et on reste un long moment à s’imprégner de la beauté du lieu, et de la tranquillité qui en émane. Les reflets du soleil à travers les quelques nuages donnent une couche argentée au lac qui scintille à tout va. Cette immense étendue d’eau lisse, à peine battue par le vent, où aucune embarcation ne vogue et vierge de toute construction, a quelque chose de sacré. On passe du bleu profond du lac, aux versants ocre des montagnes saupoudrées de neige blanche qui le bordent, c’est tout simplement magnifique.

On remet ça le lendemain au lever du soleil, en marchant depuis le village. On passe alors à travers des champs de légumes, dont les contours suivent les minuscules ruisseaux qui coulent jusqu’au lac. Là aussi on est éblouis, et plus encore quand on prend de la hauteur pour admirer l’ensemble depuis un petit temple qui surplombe le village. Ce genre d’endroit où on sent que le temps s’arrête et qu’on est à 1000% dans le moment présent. La route autour de toute une partie du lac est réservée à l’armée (le Ladakh est une région frontalière sensible), alors même si on a une minute regretté de ne pas pouvoir faire le tour, on n’en était pas moins ravis de s’adonner à cet état contemplatif !

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Pasmina goat

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2 beauties

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From the shore

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Rage, flower thrower – Banksy

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Reflects

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Sunrise

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Snowy mountains

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Ox enjoying the grass

English version :

In addition to the Markha valley, we wanted to discover the Tso Moriri and Pangong lakes. A permit is required when visiting these protected areas and we will find out that tourists cannot request permits to visit both lakes during a same trip. So we had to come back to Leh in between before traveling to the other lake. Therefore we opted for a trip to Tso Moriri, then another towards Nubra valley and Pangong.

It is a 8 hour drive to go to Tsomoriri, and the journey is not a walk in the park! Out of the 8 hours, 2 hours are on a paved road, while the rest is rather chaotic, on a rocky mountain trail. At the jolts’ rhythm, there is plenty of time to admire the road, and embrace the surprises it has in store for you such as the piles of rubbles obstructing the road, the shaky iron bridges, and the passport/permits check points. But who cares how long it takes, as long as we get there. As our guide used to say, ‘if there is nothing you can do about a situation, why do you worry?’ Right… So while waiting for the road to be cleared and flattened, we take the opportunity to get an eyeful of the landscapes.

Before reaching the Tso Moriri, in a final hurdle, we saw another lake of smaller size, but already beautiful and surrounded by verdant hills. This Rupshu area, where the Changpas nomads live, was the theatre of unique scenes, such as women spinning wool with their hands, sitting opposite each other. Horses, yaks, goats pashminas are grazing. Pure, simple and beautiful.

Farmed livestock is very valuable as it is one of the ways the population can be self-sufficient. The yak for example provides meat, milk for butter (hand beaten), hairs for weaving ropes and wool. The hair of the pashmina goatee are used to spin the precious shawls.

The closer you get to the lake, the more the scenery changes, you even go through a sort of sandy steppe with small bushes. Our driver stops us in the small village next to the lake, and we leave our bags at a little old lady’s, who offers us two beds, with the toilet in the next room. Neat!

Lodging sorted, we went up to the point of view and stayed a long time enjoying the beauty of the place, and the tranquility that was emanating from it. The reflections of the sun through the few clouds were adding a silvery touch to a lake that was literally  dazzling. This immense stretch of calm water, devoid of boats and constructions, had something sacred. From the deep blue of the lake, to the ruddle slopes of the mountains sprinkled with white snow, it was simply magnificent.

We went again the next day at sunrise. Walking from the village, we passed through vegetables fields, whose outlines were designed by the tiny streams flowing to the lake. We were amazed.  And even more so when we went up to a small temple overlooking the village and the lake. This is the kind of place where you feel that time stops and that you are at 1000% in the present moment. Part of the road that surrounds the lake is reserved for the army (Ladakh is a sensitive border area), so we were not able to go. We were nevertheless delighted to just walk and indulge in our contemplative state!

3 thoughts on “Tso Moriri

  1. Bravo à vous deux, c’est toujours un régal de vous lire et de découvrir vos belles photos.
    Même de mon écran il en émane la tranquillité que vous avez ressentie.
    Baisers pour vous.

    Liked by 1 person

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