Inle lake

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Suite à notre trek la voiture nous a déposés à un ponton pour embarquer sur une pirogue avec toutes nos affaires pour rejoindre notre hôtel. Celle balade d’une bonne demi-heure en fin d’après midi a été une très belle entrée en matière avec le lac Inle, deuxième plus grand lac naturel du pays,   situé à 800 m d’altitude et entouré de montagnes. Le ballet des pêcheurs avec leur façon particulière de ramer avec les jambes, les nuages d’eau dans le sillage des barques, la végétation, tout cela nous a conquis et nous sommes arrivés émerveillés à l’hôtel en fendant l’eau chargée de nénuphars. Comme à Bagan, l’hôtel était à peine visible dans le panorama. Il a fallu qu’on s’approche à une cinquantaine de mètres pour distinguer les bungalows avec leurs toits bruns. Les arbres à fleurs rouge orangé apportent une pointe de couleur dans le mélange brun et vert. C’est vraiment superbe et on ouvre grands les yeux devant cette nature.

L’hôtel est encore une fois magnifique, avec une vue imprenable sur le lac et un coucher de soleil rougeoyant (on s’arrange pour ne pas les louper). On se sent portés par la beauté du lieu et on attaque le lendemain avec une balade sur l’eau qui nous mène au marché de Nampam, à 40 minutes de là. Beau marché bien coloré, on peut reconnaître des femmes de l’ethnie Pao avec leur longhi et veste noirs, et leur tissu coloré sur la tête. Les gens se rendent au marché avec leurs longues barques, et se garent en épi si on peut dire le long de la berge. On est admiratifs de ceux qui se tapent la manœuvre assez délicate d’extraire leur embarcation parmi toutes celles imbriquées les unes à la suite des autres. 

On est repartis pour visiter un atelier de tissage à base de fil de Lotus, extrait directement de la tige, assemblé avec beaucoup d’autres et tournés pour obtenir un fil robuste. Le rendu est assez naturel avec des tons beiges, souvent tissé en alternance avec de la soie. On a aussi vu un forgeron, un fabricant de barques, la confection des ‘charoot’, les cigares birmans à base d’une mixture séchée de feuilles de tabac, miel, anis, et autres ingrédients. Aucune trace de nicotine. L’ensemble est roulé dans une feuille d’arbre et scellé avec de la colle de riz.

La rivière de Indein au sud du lac Inle est une belle balade que nous avons découverte à bord de la pirogue et en poursuivant à pied. Les monastères, les gens qui vivent autour de la rivière, le petit village de Laeche se laissent découvrir à pas lents sous la chaleur. On reprend la pirogue, et on se rend aux jardins flottants, où les villageois cultivent des pieds de tomates alignés avec régularité sur plusieurs centaines de mètres. Les villages que nous traversons sont tous bâtis sur l’eau, des grandes maisons sur pilotis, qui parfois semblent s’affaisser d’un côté ou de l’autre, mais qui paraissent se tenir hautes, surtout à la fin de cette saison sèche où le niveau de l’eau est très bas. Les rues sont délimitées aussi clairement que sur la terre, avec des croisements, des rues parallèles. Du fait de la saison sèche, le niveau du lac est assez bas, tout comme celui des canaux attenants. On voit donc ces très longues et très fines embarcations se croiser si près qu’on reçoit la gerbe d’eau de l’autre, dont les passagers se protègent avec leurs ombrelles ou parapluies.

Une image que l’on peut avoir du lac Inle, c’est ce filet en forme d’entonnoir posé sur les pirogues, que les pêcheurs plongent dans le lac pour capturer les poissons. Or cette technique nécessite une bonne visibilité dans l’eau ce qui n’est pas le cas à cette saison, donc point de ces filets à l’horizon.

Nous allons aussi dans un magasin de pierres, équipé d’un métier à tisser un peu différent de ceux que nous avons vu, où des jeunes filles de l’ethnie Padaung viennent confectionner des sacs et étoles. Ces jeunes portent une spirale d’anneaux pour allonger leur cou car c’est un critère de beauté dans cette ethnie. On nous explique que c’est un choix, mais quel est le choix que l’on pense faire librement quand on a 5 ou 6 ans, et que l’on n’a évidemment pas encore un avis bien déterminé ? Cela peut commencer à 5 ans et chaque deux ou trois ans, la spirale est remplacée, comportant plus de tours. La taille maximale peut atteindre environ 22 anneaux, ce qui correspond à 40 centimètres. Les vertèbres du cou poussent sur les côtes qui s’affaissent au fur et à mesure de la pression générée par le poids de la spirale. C’est frappant de les voir souriantes alors qu’elles sont dans cette situation. Suite à ça on a un peu lu sur le sujet, et cette tradition tend à disparaître peu à peu sous le coup de la loi birmane qui interdit cette pratique, et sous l’influence de nos sociétés actuelles qui conduit les jeunes filles au long cou à se révolter contre cette pratique.
Nous avons adoré l’atmosphère du lac Inle et tout ce que nous y avons vu. Après ces quelques jours, nous prenons l’avion de Heho pour Thandwe, dans l’état du Rakine, pour terminer notre séjour avec Sylvie et Henri à Ngapali.

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Farmer on Inle lake
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Quiet morning on the lake
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Fishermen, paddling the burmese way
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Garlic sorting
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Sunset on the lake
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Very important football match!

English version :

Following our trek the car dropped us at a pontoon to embark on a canoe with all our belongings, leading us to our hotel. This half an hour boat ride in the late afternoon was a very nice introduction to the enchanting Inle Lake, the second largest natural lake in Myanmar, 800 m above sea level and surrounded by mountains, in the Shan state. We are mesmerised by the fishermen’s ballet with their particular way of rowing with their legs, the white water thrown in the air by the typical boat passing, the vegetation,… The arrival at the hotel, passing over a band of water lilies was quite marvelous as well. As in Bagan, we could barely distinguish the hotel from the rest of the panorama. We had to get as close as about fifty meters to see the bungalows with their brown roofs. Trees with orange-red flowers bring a punchy touch to the brown and green mix of colours. It is really superb and we kept our eyes wide open in this nature.

The hotel again is beautiful, with a stunning view on the lake and a glowing sunset. We felt carried away by the beauty of the place and started the next day with a 40 minutes boat ride that took us to the Nampam land market. The market is very colourful. We saw women from the Pao ethnic group with their black longhi and jacket, and their colored piece of fabric on the head. People go to the market with their long pirogues, and park along the bank which makes quite an amount. We admired those who managing to extract their own pirogue from all those nested one after the other.

We then went to visit a weaving workshop based on Lotus thread, extracted directly from the stem and assembled with many others to obtain a robust thread. The rendering is quite natural with beige tones, often woven alternately with silk. We also saw a blacksmith, a boat manufacturer, and charoot makers. These Burmese cigars are obtained from a dried mixture of tobacco leaves, honey, anise, and other ingredients. No trace of nicotine. The whole is rolled in a tree leaf and sealed with rice glue.

The Indein river, south side of Inle Lake is also aarea that we discovered aboard a pirogue and walking. We discovered there the monasteries, the people who live around the river, the small village of Laeche, slowly under the heat. We then went to the floating gardens, where the villagers cultivate tomatoes. The floating villages are all built with large houses on stilts, which sometimes seem to collapse on one side, but which actually stand high, especially at the end of this dry season where the water level is very low. The streets are delimited as clearly as on land, with crossings and parallel streets. Because of the dry season, the water level is quite low, as is the level of the adjoining canals. We can see these very long and very fine pirogues cruising past so close that one receives the shower of water of the other, and passengers protect themselves with their parasols or umbrellas.

An image that can be seen from Inle Lake is the funnel net on the canoes that the fishermen dive into the lake to catch the fish. This technique requires good visibility in the water, which is not the case at this season, so we won’t be able to see them.

We also saw a stone shop with a special loom where young girls from the Padaung ethnic group come to make bags and stoles. These young people wear a spiral of rings to lengthen their neck because it is a criterion of beauty in this ethnic group. We were told that it is a choice, but they’re being given this choice when they’re 5 or 6 years old ! This can start at 5 years and every two or three years, the spiral is replaced, with a bigger one. The maximum size can reach about 22 rings, which corresponds to 40 centimeters. It is actually pretty shocking to see them smiling while they are in this situation. As a result of this we have read a little bit on the subject, and this tradition is gradually disappearing under the Burmese law which prohibits this practice, and under the influence of our present societies which leads young girls to the long neck To revolt against this practice.

We definitely loved the atmosphere around Inle lake but it is now time to fly from Heho to Thandwe, Rakine State, to end our stay with Sylvie and Henri in Ngapali.

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