We took the 2pm bus in the end…

Please go directly below the pictures for the English version

Une fois n’est pas coutume, nous publions ce post avant quelques autres, afin de vous raconter nos aventures de ces derniers jours. A Little Andaman, un couple de français nous avait raconté qu’ils avaient fait une partie de l’Asie du Sud est en moto. Visiblement, le Vietnam le Laos et le Cambodge se prêtent bien aux 2 roues car il y est assez facile et économique d’en acheter un, et il y a beaucoup d’itinéraires jolis à faire. Même si nous n’avions aucune expérience de motard, le principe nous tentait grandement, d’autant que notre trajet s’y prêtait bien. Après la baie d’Halong, nous n’avions plus de plan de parcours précis, nous avions juste comme contrainte de passer la frontière du Vietnam vers le Laos avant l’expiration de notre visa, puis de rejoindre Vientiane pour le 17 Mai, jour de notre vol pour la Birmanie.

Le plan était donc d’acheter une moto à Hanoï et de la revendre à Vientiane. Nous nous sommes mis à la recherche d’une moto et il faut reconnaître que c’est assez facile, il y a beaucoup de groupes Facebook sur lesquels les “backpackers” s’achètent et se revendent des motos, très souvent les mêmes modèles (Honda win, Honda Detech, et Sufat 110). Après quelques recherches il s’avère que la Sufat 110 et la Honda Detech sont les modèles les plus appropriés pour nous car nous comptons être tous les deux sur la même moto, avec nos sacs sur le côté et à l’arrière! Nous avons trouvé plusieurs modèles qui nous convenaient et avons acheté une Sufat 110 que nous avons pu essayer à Hanoï. La moto nous semblait très bien et le couple qui nous l’a vendue avait voyagé dans des conditions similaires aux nôtres (du moins le croyions-nous!) alors nous nous sommes décidés et l’avons achetée!!

Nous voilà donc les heureux propriétaires d’une moto, et nos premiers challenges s’annoncent: nous avons 2 jours pour quitter Hanoï (ville bien connue pour son trafic fluide et bien ordonné;-))) et rouler les 283km qui nous séparent de la frontière du Laos! A vue de nez rien de très impressionnant, sauf que la route est montagneuse et Google maps nous annonce plus de 8h de trajet pour parcourir cette distance! Pour un baptême de moto, nous allons être servis!

Après avoir réussi à attacher nos sacs sur les portes bagages de la moto (bien aidés par le personnel de notre hôtel!), nous voilà partis pour un premier essai en conditions réelles! Clairement, ce fut compliqué (deux passagers plus nos bagages rajoutent environ 170 kgs sur la moto qui en pèse déjà 100), et cela s’est terminé dans les scooters garés en face! Plus de peur que de mal bien sûr, on était pratiquement à l’arrêt! Après quelques essais supplémentaires et un peu plus fructueux, on se sent prêts et on prend la route!

La sortie d’Hanoï s’est étonnamment bien passée. Malgré le trafic soutenu, on est sur des grandes lignes droites qui ont permis à Lolo de mieux appréhender le passage de vitesses. Après une quarantaine de kilomètres, on se retrouve dans la campagne et si la route devient plus petite, il y a aussi moins de circulation et les paysages deviennent sympa. Environ 40km avant notre première étape de 138km, on commence à attaquer la montagne. Les vues sur les rizières et sur les montagnes recouvertes de végétation sont magnifiques, le rêve prend forme! Toutefois, dans une montée, on cale et la moto ne redémarre plus… idéal! On gare la moto sur le côté, Lolo reste avec, et Coco profite de la gentillesse d’un papy en scooter pour redescendre à la station essence située 1km en contrebas, puis revient avec le mécano! Il nous change la bougie, le problème est rapidement réglé. Nous ne le savons pas encore mais se sera le début d’une longue histoire avec les Xé Mai (mécanos vietnamiens), qui fort heureusement pour nous ponctuent les routes, ainsi qu’avec Google translate et les wifi locaux qui nous permettrons de communiquer! Nous repartons de plus belle puis arrivons à Mai Chau, notre première étape, une petite ville de montagne entourée de rizières. La lumière est superbe, et nous nous régalons sur les derniers kilomètres. Là, nous dormons dans un lodge avec vue sur les rizières et un repas vietnamien traditionnel délicieux est inclus pour un prix dérisoire.

Le lendemain, nous nous levons tôt pour repartir et nous espérons passer la frontière du Laos car notre visa expire le jour même! Nous attachons les sacs en un temps record, et y laissons beaucoup moins de sueur que la veille! Au moment de partir, nous constatons que la moto a du mal à démarrer. Nous l’emmenons donc chez un mécanicien. Nous y passons 2 bonnes heures, il nous change des pièces et pense avoir solutionné le problème. Nous repartons donc mais après 4/5 km, la moto pétarade dans un bruit assourdissant puis plus rien dans l’accélérateur et elle cale! Étant donné que le problème se répète, nous repartons chez notre mécano, à coup d’arrêts et redémarrages fréquents. Il y repasse 2/3h… Cela nous fiche la journée en l’air et nous savons que nous ne passerons pas la frontière le soir même. Ce n’est pas trop grave, nous avons lu que visiblement avec un jour ou deux de retard, ça passe avec une petite amende. Une fois la réparation terminée, nous partons tester la moto, et bien sûr, le problème se répète. Nous la ramenons cette fois chez un autre mécanicien qui repère tout de suite ce qui cloche et nous change la bonne pièce. La journée est perdue mais nous avons bon espoir pour le lendemain!

Encore une fois nous nous levons et partons tôt. C’est un plaisir de rouler sur ces routes en bon état, qui passent dans des endroits magnifiques. Nous en prenons plein les yeux et même si on sent que la moto galère un peu dans les pentes raides, nous avançons comme il faut. Mais en fin de matinée, la moto se remet à ne plus avoir de puissance, puis caler. Quelle galère! Là encore nous arrivons dans un village et passons chez le mécano du coin! On devient sacrément habitués! La réparation dure pas mal de temps, on essaie même de lui revendre la moto car on commence un peu à désespérer et il faudrait quand même qu’on passe la frontière! Mais bon, il répare la moto et on repart, mais on est obligés de s’arrêter dans une ville à 50km de la frontière car la nuit ne va pas tarder à tomber. On est vraiment dans une petite ville, il n’y a aucun touriste et personne ne parle anglais. Mais au Vietnam, il y a le wifi dans n’importe quel petit boui-boui et donc nous pouvons communiquer facilement! Nous profitons d’une cour d’école vide pour que Coco s’entraîne à conduire la moto! Nous n’avons pas eu beaucoup de temps à Hanoï, donc c’est Lolo qui a rapidement appris et qui a fait la route jusque là.

Le lendemain, encore un départ aux aurores et nous avons la ferme intention de passer la frontière, même si nous savons que les 50 derniers km sont les plus durs, avec une route bien montagneuse! Et vu la puissance de la moto, ça n’avance pas vite! Les 20 premiers km se passent toutefois lentement en montée, mais bien! Puis, dans une côte bien ardue, nous calons et nous remarquons que le moteur fume! Là il faut être honnête, on se dit que l’aventure en moto est finie et on espère fortement qu’un bus passe dans la journée pour nous emmener au Laos. Dans notre malchance, nous calons devant un entrepôt et des gens sortent pour voir ce qu’il se passe. Les hommes se mettent directement à s’occuper de la moto, on sent que tout le monde en a une et a des bonnes bases en mécanique. A un moment donné, il y a une dizaine de personnes autour de la moto! Ces gens sont vraiment adorables et cherchent à nous aider par tous les moyens. Un de leurs amis mécano vient chercher la moto et nous restons à l’entrepôt car nos nouveaux amis nous ont invités à déjeuner! Nous en profitons pour apprendre que le bus pour le Laos passe à 14h et que si on rallonge un peu le prix du billet, ils chargeront la moto sur le toit! Nous passons donc à table et discutons via google translate avec nos hôtes. Nous apprenons que ce sont des travailleurs réunis ici pour la pause déjeuner. Ils nous offrent le petit verre de l’amitié (un shot de digestif local) et nous refusons poliment les 3 prochaines tournées qu’ils nous proposent. Ils nous offrent aussi la cigarette locale, qui ressemble à s’y méprendre à un bang en bambou! Mais pour avoir testé, nous vous confirmons que ce n’est que du tabac! Après le festin qu’ils nous ont offert, on allait commencer une petite sieste en attendant le bus… Lorsque nous entendons notre moto ronronner à l’extérieur! Le mécano nous l’a remise sur pattes!! Il est 13h30, il nous reste 30 km avant la frontière donc nous ne perdons pas de temps et remontons en selle! Un beau soleil s’est levé et nous accompagne dans des paysages toujours superbes jusqu’à Na Mèo, la ville frontalière! Ça y est, nous y sommes mais maintenant, il faut gérer avec les autorités locales notre retard de 48h.
À notre plus grande surprise, on nous fait quelques petites remontrances, mais pas d’amende et ça se passe tranquillement! On nous fait même une réduc sur le prix de passage de la moto: on n’avait plus trop de monnaie locale (forcément on a tout dépensé chez les mécaniciens), et les douaniers ne peuvent pas nous rendre la monnaie sur 20 dollars. On s’en sort donc en laissant les derniers dongs vietnamiens qu’il nous restait!
Puis nous avançons vers le poste frontière du Laos où le type essaye de faire du zèle en nous affirmant que le billet en dollars qu’on lui donne a une mini-coupure et qu’il ne peut pas l’accepter! On insiste (sous peine de devoir faire 50km sur des routes en mauvais état pour trouver le distributeur de billets le plus proche et revenir, comme nous le suggère gentiment le douanier), et heureusement, il finit par consentir! Il colle le visa sur nos passeports, ça y est nous avons réussi, nous avons passé la frontière!! HOURRA!

Le changement de décor entre le Vietnam et le Laos est saisissant! L’état de la route tout d’abord qui était magnifique au Vietnam et qui devient horrible dès la frontière franchie! Toute petite, des nids de poule et des passages caillouteux réguliers, des montées bien raides, on est bien contents qu’il ne pleuve pas!

Il y a moins de villages sur le bord de la route et on sent qu’ils sont beaucoup plus pauvres aussi, avec des habitations plus basiques.

Les paysages sont encore plus impressionnants que ce que nous avons vu au Vietnam, avec énormément de rizières! Les enfants nous disent de grands bonjours sur le bord de la route et veulent même qu’on leur tape dans la main en passant! C’est superbe, mais c’est juste dommage que la route soit en si mauvais état. On sait pourtant qu’il faut qu’on avance car vu les villages qu’on croise on sait qu’il faut rejoindre la première ville à environ 50km pour trouver un petit hôtel… ou alors espérer qu’on nous propose le gîte!

Nous faisons donc notre chemin, mais après 30km, les montées se font de plus en plus abruptes et avec de plus en plus de passages caillouteux qui ne facilitent pas le chemin. La conduite est vraiment dure, on monte certaines cotes en 1ère et on zigzague entre les ornières. Dans une des montées, les virages serrés s’enchaînent et débouchent sur des pentes de plus en plus raides, en très mauvais état. Bien que nous nous penchions en avant au maximum (ce qui ne sert surement à rien, mais psychologiquement ça aide!), la moto ralentit à vue d’œil et à un moment, une ornière nous achève et nous envoie dans un mini fossé d’herbe! Là encore pas de mal pour nous, on allait vraiment pas vite donc on a eu le temps d’amortir la chute! Par contre, le moteur de notre moto fume bien… ça sent le roussi surtout que là, on est en pleine pampa, donc pas tout près d’un garagiste…

Notre bonne étoile devait veiller sur nous car même pas 5 minutes après notre chute, un bus passe! Nous faisons des signes, et malgré le degré de la pente, le chauffeur s’arrête et les gens descendent! C’est le car qui allait du Vietnam jusqu’au Laos, certainement celui de 14h que nous aurions du prendre lors de notre dernière pause mécano! Heureusement, l’un des passagers parle anglais et traduit au chauffeur qui accepte de nous prendre et de hisser la moto sur le toit. Nous nous y prenons à 6 pour la monter, non sans mal! À notre surprise, ils attachent la moto debout avec des cordes! Puis le bus redémarre et poursuit sur cette route fantastique! C’est un peu frustrant car la montée difficile durait encore 2 ou 3 km et ensuite la route jusqu’à la ville de Viangxai était assez praticable. Pas sur que nous y serions arrivés avant la tombée de la nuit toutefois!

Pendant le trajet en bus qui nous emmènera jusqu’à la ville de Sam Neua, nous prenons la décision avec regret de vendre la moto. Lorsqu’elle marchait, nous nous y sommes éclatés dessus. Mais cette moto est trop faible pour faire de la montagne avec 2 passagers et leurs bagages et elle nécessite trop de temps passé chez le garagiste, et de frais. En discutant dans le bus, le chauffeur s’est déclaré intéressé et nous a racheté la moto!

C’est tout de même avec émotion que nous l’avons vu l’emmener le lendemain! Nous sommes assez frustrés car nous avons adoré ce mode de transport qui nous a permis d’aller dans des coins où nous ne serions jamais allés en transport en commun. C’était génial de voir tout ces beaux paysages, de voir les enfants nous faire des grands bonjours et des grands sourires, et les adultes nous regarder en se demandant ce que 2 non vietnamiens venaient faire dans leur village! Cela nous a aussi permis de faire de belles rencontres, de voir toute l’étendue de la gentillesse des vietnamiens qui nous ont toujours aidé, quitte à y passer quelques heures. Mais nous sommes raisonnables nous savons qu’il nous aurait fallu une moto bien plus puissante pour affronter les routes montagneuses du Laos donc pas de regrets. Mais en tout cas, nous n’hésiterons pas à louer une moto sur une ou plusieurs journée si des jolis itinéraires se présentent dans les prochains mois !

More pictures on our Facebook page.

bye
Let us introduce you “Patator!”
Patator
Hello beauty!
road
On the road in vietnam
fixing
One of our many stop at the Xe Mai / Mechanic
IMG_3249
Friends helping us on the road
welcome to laos
Welcome to Laos!
moto
The end…

English version:

Just this once, we publish this post before a few others, in order to tell you all about the last days. A French couple met In Little Andaman told us that they rode a motorcycle throughout South Asia. Vietnam Laos and Cambodia are well suited for 2 wheelers because it is quite easy and cheap to buy one, and there are many picturesque routes to ride. Even if we had no experience at all as motobikers, we were very tempted to discover a bit of Vietnam and Laos in a different way. Furthermore, after Halong bay, we had no set itinerary, we just had to cross the border from Vietnam to Laos before our visa expired and then reach Vientiane for the 17th of May, when we’re flying to Myanmar. The plan was therefore to buy a motorcycle in Hanoi and resell it in Vientiane. We started looking for a bike and this is actually quite easy to find one, as there are many Facebook groups on which backpackers buy and sell motorcycles. Very often there are the same models ( Honda win, Honda Detech, and Sufat 110). After some research it turns out that the Sufat 110 and the Honda Detech were the most suitable models for us as we were planning to be the 2 of us on the moto, together with our bags on the side and back! We found several models that suited us and bought a Sufat 110 that we ‘ve tried in Hanoi. The bike seemed very good and the couple who sold it to us had traveled in similar conditions as the ones we were going to experience (at least we thought!) So we decided to buy it!!

Here we are the happy owners of a motorcycle, and the first challenges are already coming up: we have 2 days to leave Hanoi (well-known city for its smooth and well-organized traffic ;-))) and ride the 283km to the Laos border! At first sight, nothing big, except that the road is mountainous and google maps announces more than 8 hours to ride this distance! That’s what we call one hell of a first!

After having successfully tied our bags on the luggage racks (well helped by the our hotel staff), we went for a first try in real conditions! Clearly, it was complicated (two passengers plus our luggage add about 170 kg on the motorcycle which already weighs 100!), and that ended in the scooters parked in front! Fortunately for us, we were driving very slowly and no one was hurt nor nothing broken! After a few more successful tries, we felt ready to hit the road!

The exit from Hanoi went surprisingly well. Despite trafic jam, the large and straight avenues were a good place to practice gear shifting for Lolo. After about forty kilometers, we found ourselves in the countryside and if the roads become smaller, there is also less traffic and landscapes start to pick up. About 40km before our first stage of 138km, the landscapes changed to mountains. The views of the rice fields and the mountains covered with vegetation are magnificent, the dream becomes real! However, in a hill, we stalled and the bike did not want to restart … ideal! After parking the bike on the side of the road, Coco managed to have a kind grandpa stopping by on his scooter and he took her to the petrol station located 1km down the hill. She came back with the mechanic who changed the sparkling plug, and the issue was resolved in no time. We did not know that yet but it was the beginning of a long history with the Xe Mai (Vietnamese mechanics), which fortunately for us are dotted along the roads, as well as with google translate and the local wifi that will help us to communicate! We go again and arrive at Mai Chau, our first destination, a small mountain town surrounded by rice fields. The light is great, and we enjoy the last kilometers. Here, we sleep in a lodge with views of the rice fields and delicious traditional Vietnamese food included for a cheap price!

The next day, we got up early in order to leave as soon as possible and and cross the border of Laos before our visa expires! We tied the bags pretty swiftly, sweating a lot less sweat than the day before! By the time we left, we found out that the bike had issues with the starter. So we took it to a mechanic. We spent a good 2 hours there, the guy changed a few pieces and off we go again. But a few km later, the motorcycle started to backfire with a deafening noise, lost all its power and stalled!! As the same thing happened a couple of time, we decided to go back to the same mechanic, having to stop and go many times before we finally got there. The mechanic worked another 2 to 3h on the bike, and we’ll spare you the details of all the pieces fixed and replaced… After that, the day was almost gone and we knew we would not pass the border before the night. We were going to become illegal in Vietnam! We knew it was not much of a big deal though, as we learnt from various sources that at most we’d risk a fine if we pass the border one or two days late.

Once we thought the bike was fixed, we went for a test, and as we expected, the issue was still there… So we took the motorbike back to another mechanic, who immediately found out the route cause of the issue and changed the broken piece. The day was lost but we had good hope for the next one!

Again we got up and left early. What a pleasure to drive on beautiful roads going through great scenery. We had a blast and even if we felt that the motorcycle was struggling on steep slopes, we were progressing according to plan. But at the end of the morning, the motorcycle started to lack power and to stall repeatedly. What a pain, it feels like déjà vu! We reached a village and head straight to the mechanic! We spent again quite a while over there and even tried to sell off the bike to the mechanic because we started to feel a little desperate to cross this bloody border! But the boss managed to fix the bike, so we can hit the orad again. Though we had to stop in a small village 50km away from the border because of the night. There are no tourists and no one really speaks English. But in Vietnam, there is wifi virtually everywhere so we can communicate easily thanks to google translate! We use an empty schoolyard as a playground for Coco to practice on the motorbike! We did not have much time in Hanoï to practice, so it was Lolo who quickly learned drove us here so far.

The next day, we have the firm intention to cross the border, even if we know that the last 50 km are the hardest, with a very mountainous road! And considering the power of the bike, it’s going to be a challenge! The first 20 km went well even though, we go very slow uphill! Following a very steep hill the motorbike stalled and we notice that the engine is smoking! Let’s be honest, at this point in time, it sounds like the adventure on the motorbike is over and we strongly hope that a bus will pass to take us to Laos. In our misfortune, we stalled in front of a warehouse and people came out to see what had happened. The men directly started to look out to the engine and they seemed to know what they’re talking about. At one point, there were about ten people around the bike! These people were really adorable and tried to help by any means. One of their mechanic friend came to pick up the bike to fix it while we stayed at the warehouse as we were invited for the lunch by our new friends! They told us that the bus to Laos passes at 2 pm and that if we give a little tip to the driver, he would load the bike on the top of the bus! So we had a great lunch of local dishes we discussed via google translate with our hosts Men and women eat in two separate groups ! They offered a shot of local spirit and we politely declined the next 3 rounds ! They also offered us the local cigarette, which looks very much like a bamboo bang! Though we can confirm that it is only tobacco they smoke! After this feast, we were ready for a nap while waiting for the bus… when we heard the lovely sound of our « Patator », the name we gave to our motorbike for the specific sound it makes! The mechanic managed to fixed it! It was 1:30 pm, we had 30 km before the border, so we did not waste time, warmly thanked and said goodbye to our hosts and got back on track! A beautiful sunshine took us through great landscapes towards Na Mèo, the border city! Here we finally are, but now we have to manage with the local authorities our 48 hours delay.

Surprisingly, all went well and luckily we got fine at all! We were even given a discount on the motorbike visa: we had not much local currency left (as we spent almost everything at the mechanics!), and the customs officers had no change on our 20 dollar note. So he agreed to let us go by giving the last Vietnamese dongs we had left in our pockets!

Then we went to the border office of Laos were the officer was not finding our dollar note crispy enough to be accepted by his country! We were really not keen on driving an extra 50km to find an ATM as he was suggesting, so we had to be a bit pushy in order to get our visas stamped on our passports! That’s it we succeeded, we finally crossed the border!! After all the hassle we’ve been through, the sense of achievement felt so good ! Hii Haaaa!

The change of scenery between Vietnam and Laos is striking and immediate!

Firtsly, the road that was in a great shape in Vietnam and became a nightmare as soon as the frontier was crossed! Narrow and tiny road, potholes, stony passages and regular steep climbs. We were glad it did not rain on that day!

Secondly there are fewer villages along the road and they look poorer that on the vietnamese side.

The scenery was even more impressive than what we saw in Vietnam, with loads of rice fields! Children waiving hands and wanting to high five as we drove past them! It was superb, but it was just a pity the road is such in a bad shape. We realized quickly however that we had to progress before night to the next city in order to find a guest house, as we were not sure to find accomodation in the villages we passed by.

So we made our way, but after 30km, the climbs became increasingly steep and with more and more stony passages that did not facilitate the way. The driving became really hard, some of the climbs were made in 1st and trying to avoid the potholes. In one of the climbs, the sharp angles went one after another, leading each time to increasingly steep slopes in very bad condition, with no flat section to rest the engine. Although we were leaning forward to the maximum (which certainly does not help anything but psychologically), the motorbike slowed down and at one point, a pothole lead us to fall on the side of the road! No injury though, we were really not going fast so we saw the fall coming! Nevertheless, the engine was smoking again… and this time, we are in the middle of the mountains, miles away from the first village and mechanic…

Our lucky star was most certainly watching our back, as not even 5 minutes after our fall, a bus came! We waived, and despite the steepness of the slope, the driver stopped by! It was the bus that went from Vietnam to Laos, certainly the 2pm one that we should have taken during our last mechanical break! Fortunately, the driver agreed to take us together with the motorcycle on the roof. It took 6 people to take it there. Then the bus restarted and continued on this fantastic road! It was a bit frustrating because the difficult climb lasted another 2 or 3 km and then the road to the town of Viangxai was ok. Not sure that we would have made it before the night though…

During the bus journey that will took us to the town of Sam Neua, we made the decision to sell the motorbike. When it was working, it was amazing ; but it was too weak to climb mountains with 2 passengers and luggages and it was too much time and money spent at the garage. Talking to the other passengers on the bus, the driver declared himself interested and bought us the bike!

We felt so sad when we saw him taking the motorbike on the next day! We loved way of travelling which lead us to places we would never have gone by bus. It was great to see all these beautiful landscapes, to see the children greeting us with their big smiles, and their parents wondering what 2 nonvietnamese like us came to do in their village! We also met great people, and were amazed to to see how kindthe Vietnamese are as they always helped us, even if it took them to spend a few hours on our case ! But we know selling the motorbike was the best thing to do : we would have needed a much more powerful motorcycle to face the mountainous roads of Laos, so no regrets. And in any case, we will not hesitate to rent a motorcycle on another occasion if there are nice itineraries around!

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