Calcutta – city center

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Le mois que nous avons passé à Calcutta était dédié à l’école, mais on a bien sûr pu en profiter pour visiter la ville les week ends. C’est une ville immense avec beaucoup de choses à visiter. L’unique ligne de métro nord sud (ils en construisent une autre) est d’une efficacité redoutable, et à un prix imbattable. Elle nous a été très utile pour rejoindre le centre historique, et autres quartiers plus au nord, bien au chaud dans les wagons bondés.

La nourriture nous a semblé bien meilleur marché que toutes les autres villes que nous avons visité, sans pour autant sacrifier la qualité et la saveur. Nous avons notamment élu domicile dans une petite cantine que nous avons trouvé quelques jours après notre arrivée, où nous pouvions voir les préparations avant de choisir.

Calcutta est aussi la capitale culturelle et historique du pays (New Delhi n’est devenue la capitale qu’en 1911), avec beaucoup de bouquinistes, de livres en anglais, bengali, hindi,…musées, monuments historiques. Malgré cet héritage et la longue influence anglaise, nous avions du mal à nous faire comprendre en anglais, par rapport aux autres endroits où nous sommes allés.

Nous avons particulièrement apprécié le Howrah bridge et son marché aux fleurs. La rue du marché est parallèle au fleuve, c’est une succession de toutes les fleurs possibles et imaginables, en particulier les ‘marigold’, des soucis oranges que l’on voit beaucoup dans les temples notamment. Les offrandes de fleurs préparées par les marchands et les prêtres se mélangent avec la faucille et le marteau que l’on peut voir sur les murs. Communisme et religion, ce n’est finalement qu’une contradiction de plus, et c’est peut être par elles que nous apprenons à appréhender ce pays.
Nous sommes trouvés sur le marché le lendemain de Holi, ce qui rajoutait à l’ambiance colorée de ce quartier. Les enfants se poursuivaient avec les couleurs et se réfugiaient dans le Hooghly pour y plonger et laver leurs affaires. Le fleuve se teintait d’une couleur rougeoyante sur ses rives. Le pont en lui même est une immense structure métallique, mi routier mi piéton, qui enjambe l’un des bras du fleuve Hooghly (appelé le ‘vieux Gange’), et qui est devenu un des symboles de la ville de Calcutta.

Il faut à peu près 15 minutes pour rejoindre les rues autour de la poste et du ‘Writer’s building’ où on trouve des dactylos munis de leur machine à écrire, beaucoup de stands de street food avec en particulier des byriani (riz cuisiné) avec des pommes de terre d’une tendresse inoubliable, des pakodas de toutes sortes de légumes (le pakoda est une friture d’oignons, d’aubergines,…), des enfants qui jouent au cricket, et des myriades de taxis jaunes, les fameuses voitures ‘ambassador’.

A l’extrême opposé de l’ambassador, on trouve les rickshawallah dans le très touristique quartier de Sudder street. On les voit encore tirer leur rickshaw à pieds, comme dans le film ou le livre ‘La Cité de la joie’. On était déjà pas enthousiastes de voir les rickshaw vélos, mais là ça nous a vraiment paru comme l’attrape touriste qui n’existe peut être encore que pour perpétuer le ‘mythe’ du film. Certes c’est une source de revenus pour ces hommes, mais ça reste difficile à comprendre.

Proche de Sudder street, se trouve le quartier de Park street, dont la rue éponyme est censée être l’une des plus connues de Calcutta. Entre nous, on n’y a pas trouvé grand chose à part beaucoup de misère et des restaurants où on rameute le passant en exposant des têtes de chèvres fraîchement décapitées, et le lot d’odeurs et de mouches qui vont avec. Les futures victimes étaient attachées sous l’étal, en attendant leur heure. C’était glauque. Toutefois, nous avons retrouvé un peu de poésie dans le cimetière de Park street qui nous a fait penser au Brompton cimetery à Londres, avec les mêmes arbres et feuillages rebelles qui entourent les tombes. Des tombes dont les épitaphes révèlent l’ancienneté des locataires, et magnifiées par la lumière du soleil couchant. On l’a déjà dit, mais ces deux expériences simultanées illustrent une fois encore le genre de sentiments qui nous animent très souvent en Inde, tantôt le dégoût, tantôt l’émerveillement.

Park street est aussi le quartier de la ‘Mother house’ ainsi qu’une des maisons de l’œuvre de Mère Teresa. Beaucoup de ferveur à l’office donné à la Mother house, avec la tombe de Mère Teresa parmi les fidèles. La voix du prêtre couvre tout juste le vacarme de la grande rue sur laquelle donne immédiatement l’immeuble. Qu’on soit croyant ou pas, l’œuvre des missionnaires de la charité inspire le respect et l’humilité. Ces femmes ainsi que les aides et les volontaires, permettent à toute personne, qu’elle soit un nourrisson ou un vieillard, de trouver un refuge et des soins sa vie durant si besoin. Tellement de démunis, enfants, adolescents, adultes mais aussi handicapés dont les familles ne peuvent pas s’occuper, qui se retrouvent dans les diverses maisons de l’œuvre. Les sœurs accueillent les volontaires pour une journée ou un an, et c’est beau de voir cette solidarité qui touche tant de gens.

On a aussi forcément passé beaucoup de temps dans notre quartier et en s’y baladant, on s’est rendus compte que ça valait le coup, en particulier le soir à la nuit tombée : une kyrielle de petites rues éclairées par les échoppes, les temples, et les maisons aux portes ouvertes. On sent l’animation, entre ceux qui vendent leurs produits, transportent des sacs, cuisinent, débitent les poulets en morceaux, et les enfants qui jouent dans la rue.

Au lendemain de la fête de Holi, nous nous sommes rendus au temple voisin de Kalighat, dédié à la déesse Kali, représentant le pouvoir destructeur du temps. Jusqu’en 1850, des petits garçons auraient été sacrifiés chaque vendredi au temple. Les sacrifices de chèvres ont pris la relève pour finalement disparaître. Les croyances animistes perdurent et le temple est toujours beaucoup fréquenté. Ce temple aurait donné son nom à Calcutta (Kalikata puis ensuite Calcutta).

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victorias memorial calcutta
Victoria’s memorial
howrah bridge day after holi
Howrah bridge
DCIM101GOPRO
On the Howrah bridge
flower market calcutta marigold
Marigold merchant at the flower market
ambassadors calcutta
Ambassador cars

English version:

The month we spent in Calcutta was dedicated to the school, but of course we visited the city during the weekends. It is a huge city with lots to see. The unique metro line goes South-North (another line is under construction), is super easy to use, and very cheap. It has been very useful for us to reach the historic center, and other districts further north (yes it is crowded but there is Air con!).

The food is much cheaper than any other city we visited, without sacrificing quality and flavor. We found a small canteen a few days after our arrival, where we could see the preparations before choosing.

Calcutta is also the cultural and historical capital of the country (New Delhi became the capital only in 1911), with many booksellers, books in English, Bengali, Hindi, … museums, historical monuments. In spite of this heritage and the long English influence, we had difficulty making ourselves understood, compared to the other places we went in India.

We especially enjoyed the Howrah bridge and its flower market. The street of the market is parallel to the river, it is a succession of all possible and imaginable flowers, in particular the ‘marigold’, that are very often used in the temples. The offerings of flowers are prepared by merchants and priests and mix with the sickle and hammer that can be seen on the walls. Communism and religion, it is only one more contradiction, and it is perhaps through them that we learn to apprehend this country.
We were on the market the day after Holi, which added to the colorful atmosphere of this neighborhood. The children went on with the colors and took refuge in the river to dive and wash their clothes. The Hooghly river (also called the ‘old Ganges’) was dyed with a red and purple color mix on its banks. The bridge itself is an immense metallic structure, used by vehicles and pedestrians, and has become one of the symbols of Calcutta.

It takes about 15 minutes to reach the streets around the post office and the ‘Writer’s building’ where typists have their typewriters, where you can see a lot of street food stalls, especially byriani (cooked rice) with incredibly tender potatoes, pakodas of all kinds of vegetables (pakoda is what you get after deep frying onions, eggplants, …), children playing cricket, and myriads of yellow taxis, named after the famous car model of ‘Ambassadors’.

At the opposite extreme of the ambassador, you will find the rickshawallah in the very touristy Sudder street. They can still be seen pulling their rickshaw on foot, as in the film or the book ‘The City of Joy’. We were already not excited to see the rickshaw bikes, but this really seemed like the tourist attraction that still exists only to perpetuate the ‘myth’ of the film. Certainly it is a source of income for these men, but it is still difficult to understand.

Close to Sudder Street is the Park Street area, which is supposed to be one of the most famous street in Calcutta. Between us, we did not find much except a lot of misery and restaurants. We saw one place that was exposing heads of freshly decapitated goats, and the smells and flies that go with it. The future victims were tied under the stall, waiting for their time. It was sordid. We wanted to go to a restaurant just next to this place and we changed our plans as a result, in case the cook was buying the meat from them. Anyway, we found a bit of poetry in the Park Street cemetery that made us think of the Brompton cimetery in London, with the same rebellious trees and foliage that surround the graves. Epitaphs reveal the antiquity of the tenants, and the tombs are magnified by the light of the setting sun. We have already said, but these two simultaneous experiments illustrate once again the kind of feelings which often animate us in India, sometimes disgust, sometimes wonder.

Park street is also the neighborhood of the ‘Mother house’ as well as one of the houses created by Mother Teresa. There was a lot of fervor at the religious service, with the tomb of Mother Teresa among the faithful. The voice of the priest barely covers the uproar of the main street on which the building immediately is. Whether one is a believer or not, the work of the missionaries of charity inspires respect and humility. These women, as well as helpers and volunteers, allow anyone, whether an infant or an old man, to seek shelter and care for life if need be. So many poor children, teenagers, adults but also handicapped whose families can not take care of, who are found in the various houses ran by the missionaries of charity. The sisters welcome the volunteers for a day or a year, and it is humbling to see this solidarity that impacts so many people.

We also spent a lot of time in our neighborhood and it was worth it, especially in the evening at night: a lot of small streets lighted by shops, temples and houses with open doors. There is always a lot of animation, those who sell their products, carry bags, cook, chop chickens into pieces, and children playing in the street.

On the day after Holi’s feast, we went to the nearby temple of Kalighat, dedicated to the goddess Kali, representing the destructive power of time. Until 1850, little boys were sacrificed every Friday at the temple. The goat sacrifices took over and eventually disappeared. The animist beliefs persist and the temple is always much frequented. This temple gave its name to Calcutta (Kalikata then became Calcutta).

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