Pondicherry

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Parti au petit matin de Madurai, le train nous a laissés à Villapuram, d’où nous avons pris un second train pour arriver à Pondicherry (Puducherry). Dès la sortie de la gare, nous avons remarqué les influences européenne et française. Les rues sont plus aérées, plus propres, les trottoirs mieux délimités, la circulation moins dense, un parc très vert, et quelques bakeries à l’horizon ! Comme beaucoup de villes de bord de mer, une grande avenue longe la mer et s’anime le soir car elle est réservée aux piétons après 18 heures. Toute la ville vient profiter des lumières du soleil couchant en dégustant une glace, en se perdant dans les magasins alentours, ou en allant se tremper les pieds -et le jean- près de la jetée pour immortaliser le moment avec un selfie.

Nous avons adoré ‘Pondi’, nous perdre dans les rues aux consonances très françaises de la ‘White town’ (rue Surcouf, Suffren, Labourdonnais, Romain Rolland, Bussy, Dumas, François Martin…), rentrer dans les magasins indépendants de stylistes, nous attabler au café des Artistes ou à la crêperie bretonne. Pondichéry regorge d’anciennes maisons coloniales, comme la Maison Rose, l’hôtel Lagrenée de Mézières, le Cluny Center (atelier de broderie attenant à un couvent), l’institut et le lycée Français, d’autres belles maisons estampillées VMF (Villa Maison Française), quelques fois reconverties en hôtels et ou restaurants. Les églises sont aussi présentes avec notamment Notre Dame des Anges, toute rose de l’extérieur et dans des bleu et jaune pastel à l’intérieur.

Même si on ne vient pas à Pondicherry pour la plage, nous avons tout de même eu plaisir à nous y prélasser un après midi. Encore une fois, nous étions quasiment seuls.

Au retour, nous nous sommes arrêtés au temple de Ganesh qui ressemble un peu d’extérieur à celui de Madurai mais en plus petit. La particularité de ce temple est qu’il y a un éléphant qui bénit les personnes qui lui font une offrande de nourriture ou d’argent (si on ne vous l’avait pas précisé, Ganesh est une divinité humaine à tête d’éléphant). C’était la première fois que nous voyions un pachyderme, il nous a donc paru immense et magnifique avec ces peintures sur la tête et des bracelets aux pattes. Les gens s’approchent entre crainte et aisance pour tendre un fruit, une pièce ou un billet, que l’éléphant recueille dans sa trompe avant de bénir le donateur d’un petit coup de trompe un peu pataud sur la tête! Lorsqu’une famille s’avance, l’éléphant n’oublie pas de bénir tous ses membres!

Le monde est décidément un mouchoir de poche, et cela s’est encore vérifié lorsqu’un peu sur un coup de tête, nous avons succombé à un hôtel aux standards supérieurs à nos habitudes. Il s’avère qu’il appartient à la sœur d’une des meilleures amies d’Elisa (une de nos bonnes amies). Une fois installés, nous avons découvert le message d’Elisa qui nous recommandait cet hôtel!

Pondicherry, c’est aussi un mélange de langues -comme partout en Inde nous direz-vous- mais plus surprenant ici pour nous car on entend le français qui se mélange au tamoul (langue dans le Tamil Nadu) et à l’anglais.

Un autre endroit incontournable de Pondicherry est l’Ashram Sri Aurobindo, où son corps repose. Sa tombe était décorée de fleurs disposées dans un arrangement savant de formes géométriques que nous ne pouvions pas prendre en photo.

La suite logique de cette visite est de se diriger vers Auroville, située à 30 min de Pondicherry.

Auroville est une ville de 2500 personnes et 50 nationalités, fondée en 1968 par ‘The Mother’ (‘La Mère’, une française du nom de Mirra Alfassa) sur les recommendations de Sri Aurobindo alors qu’il était son compagnon spirituel. C’est une sorte d’expérimentation de vie en communauté qui se veut propice à l’évolution spirituelle par l’élévation du corps vers le divin grâce à la pratique du yoga supramental.

Malgré la petite exposition et vidéo au ‘Centre des visiteurs’ d’Auroville, les objectifs et l’organisation concrète d’une telle ville restent assez flous. En tout cas nous avons eu du mal à les comprendre tout à fait. En parlant avec un français d’une soixantaine d’années qui avait rejoint Auroville depuis quelques mois, nous avons compris que sur les 10 millions annuel de budget, la ville est financée à hauteur de 20% par le gouvernement indien, et à 50% par sa propre production (Conseil en aménagement forestier, architecture durable, agriculture organique et fermes de spiruline qui dégagent un certain revenu). On ne sait pas d’où proviennent les 30% restants mais on pense que ce sont des dons car nous avons vu plusieurs panneaux qui mentionnaient des fonds pour Auroville venant de Londres ou ailleurs. Ce monsieur nous expliquait aussi qu’une maison pouvait s’acheter pour l’équivalent de 30 000 à 40 000 euros. Néanmoins, rien n’appartient à personne à Auroville donc cette somme est en quelque sorte une forme de don.

Une période d’un an permet aux nouveaux arrivants d’évaluer s’ils sont prêts pour ce mode de vie et s’ils pensent pouvoir trouver leur place. Pour ceux qui ont pris leur décision, une contribution de 450 roupies (6,50 euros) par mois leur est demandée pour payer les frais de santé et de scolarité des Aurovillians. Une maintenance de 200 roupies (2,75 euros) est donnée à chaque Aurovillian pour une durée indéterminée. Comme l’a souligné ce monsieur, Auroville est toujours en gestation, et même si l’argent est censé disparaître des relations entre les habitants, ce n’est pas encore près d’arriver.

Tout cela nous a pas mal intrigués, et on ne peut s’empêcher d’être sceptique devant ce projet; on pourrait se satisfaire d’un peu plus d’informations.

Les visites étaient assez mal organisées et nous n’avons pas pu pénétrer dans le Matrimandir (Centre d’Auroville et chambre de méditation des habitants, haute de 30m), mais nous avons pu observer depuis un point de vue ce bâtiment au look très futuriste.

Avec un peu de recul, il nous a semblé que la pensée de Sri Aurobindo et de la Mother (du moins ce qu’on nous a donné à lire) est intéressante, et le point de départ d’Auroville: une société parallèle à la nôtre, certes utopiste, mais inspirante. Cependant, après leurs morts respectives (1950 pour Sri Aurobindo et 1973 pour la Mother), il semble qu’Auroville a perdu de vue ses objectifs premiers, ou en tout cas, la mise en œuvre (qui date de 1968!) parait assez tâtonnante sinon brouillonne.

Ici se termine notre parenthèse enchantée à Pondicherry la douce, les balades en scooter qui donnent un coup de chaud (surtout celles du matin et du soir aux heures de pointe !), ainsi que les bons moments avec Vivie !

Après des au-revoir déchirants avec notre chère Vivie, nous avons pris un bus pour Chennai et le lendemain un avion pour Port Blair, dans les îles Andaman.

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Institut francais
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Notre dame des Anges
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Pondicherry architecture
Scooter fun Nirvana pondicherry
Scooter fun in front of Nirvana shop
pondicherry sea side
Pondicherry waterfront
Matrimandir Auroville
Matrimandir in Auroville
Ganesh temple
Ganesh temple
Architecture Pondicherry2
Cluny embroidery center

English version :

Leaving early in the morning from Madurai, our train took us to Villapuram, where we took a second train to Pondicherry (Puducherry). As soon as we left the station, we noticed the European and French influences. The streets are more spacious, cleaner, there are some sidewalks, the traffic is less dense, the park is very green, and there are some bakeries on the horizon! Like many seaside towns, a large avenue runs along the sea and comes alive at night as it is a pedestrians only area after 6pm. The whole city comes to enjoy the sunset lights while enjoying an ice cream, wandering around the shops around, or going near the jetty to immortalize the moment with a selfie.

We loved ‘Pondi’, we lost ourselves in the streets with the very French consonances of the White town (rue Surcouf, Suffren, Labourdonnais, Romain Rolland, Bussy, Dumas, François Martin …), we sat at the Café des Artistes or at the creperie.

Pondicherry is full of old colonial houses, such as the Maison Rose, the hotel Lagrenée de Mézières, the Cluny Center (embroidery workshop adjoining a convent), the French institute and high school, other beautiful houses stamped ‘VMF’ (Maison Française), sometimes converted into hotels and restaurants. The churches are also present, and we really enjoyed ‘Notre Dame des Anges’ all pink outside and with blue and yellow pastel inside.

Even though we did not come to Pondicherry for the beach, we still enjoyed lounging there one afternoon. Again, we were almost alone.

On the way back, we stopped at the Ganesh Temple which looks a bit like the outside of Madurai but smaller. The peculiarity of this temple is that there is an elephant that blesses the people who make an offering of food or money (Ganesh is a human deity with an elephant’s head) . It was the first time we saw a pachyderm, so it seemed immense and beautiful with these paintings on the head and bracelets on the legs. People approach between fear and ease to hand a fruit, a few coins or a note, which the elephant collects in his trunk before blessing the donor with a little clumsy trumpet on the head! When a family comes along, the elephant does not forget to bless all its members!

The world is definitely a pocket handkerchief, and this was further verified when a bit on a whim, we succumbed to the charms of an hotel with much higher standards than usual. It turns out that it belonged to the sister of one of our friend’s best friend. Once installed in that hotel, we discovered the message from our friend who was recommending the place!

Pondicherry is also a mixture of languages -as everywhere in India you may say- but more surprising here for us because we hear French, Tamil (language in Tamil Nadu) and English all together.

Another must-see place in Pondicherry is the Sri Aurobindo Ashram. Sri Aurobindo’s tomb was decorated with flowers arranged in a lovely arrangement of geometric shapes, but pictures were not allowed.

The next place to visit after Sri Aurobindo’s mausoleum is Auroville, named after his theorist, and located 30 minutes away from Pondicherry.

Auroville is a city of 2,500 people and 50 nationalities, founded in 1968 by ‘The Mother’ – a French woman by the name of Mirra Alfassa -, based on the recommendations of Sri Aurobindo who was her spiritual companion. The way we understood it, it is a sort of experimentation of life in community as a propitious way to pursue a spiritual evolution by elevating the body towards the divine through the practice of supramental yoga. Despite the small exhibition and video at the ‘Visitor Center’ of Auroville, the objectives and the concrete organization of such a city remain rather vague. In any case we had trouble understanding them altogether. Speaking with a 60-year-old Frenchman who had joined Auroville for a few months, we realized that out of the 10 million annual budget, the city is financed 20% by the Indian government and 50% by its own production (Forest Management Board, Sustainable Architecture, Organic Farming and Spirulina Farms driving revenue). We do not know where the remaining 30% comes from, but they are believed to be donations because we saw several signs that mentioned funds for Auroville from London or elsewhere. This gentleman also explained to us that a house could be bought for the equivalent of 30,000 to 40,000 euros. Nevertheless, as nothing belongs to anyone in Auroville this sum is somehow a form of donation.

A one-year period allows newcomers to assess whether they are ready for this way of life and whether they think they can find their place. For those who have made their decision, a contribution of 450 rupees (6.50 euros) per month is asked to pay for the health and tuition fees of the Aurovillians. Each Aurovillian receives an allowance of 200 rupees (2.75 euros) for an indefinite period. As this gentleman pointed out, Auroville is still in the making, and although money is supposed to disappear from the equation, it is not yet near to arrive.

All this has intrigued us a lot, and we can not help being skeptical about this project; we could use a little more information.

Due to an intricate visiting process we were not able to enter the Matrimandir (Center of Auroville and room of meditation of the inhabitants, high of 30m), but we could observe from a point of view this building with a very futuristic look.

Thinking about it, it seemed to us that the thought of Sri Aurobindo and Mother (at least what we have been given to read) is interesting, and the starting point of Auroville: a society that would be in parallel to the one we know, certainly an utopian alternative, but inspiring still. However, after their respective deaths (1950 for Sri Aurobindo and 1973 for the Mother), it seems that Auroville has lost sight of its primary objectives, or in any case, the implementation (which dates back to 1968!) seems rather sketchy.

Here finishes this delighted stop in Pondicherry, the crazy scooter rides (especially the ones in the morning or evening at peak hours!), and our time with our dear Vivie !

After a heartfelt goodbye, we took a bus to Chennai where we had our flight to Port Blair, in the Andaman Islands. So long Vivie, we will miss you !

2 thoughts on “Pondicherry

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